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“Le Gîte de la Baie Hâtée” fût à deux reprises(construction de la maison vers 1820) très visitée comme pension d’été pour les touristes anglophones qui désiraient passer leurs vacances dans la région du Bic (approximativement vers 1870 et 1930). Aujourd’hui, le gîte vit pour la troisième fois de son histoire une époque d’achalandage.
“Hatey Bay House” était très achalandée par les touristes de Glasgow en Écosse, Bristol en Angleterre, Melbourne en Australie et plusieurs villes des États-Unis. Le registre d’inscription indique d’ailleurs qu’ils sont originaires de tous les coins du Globe.
Lors de son séjour au “Gîte de la Baie Hâtée”, le 11 août 1937, Madame Irene Harrocks fut inspirée par le paysage brumeux et nous confia ce petit poème. Cliquez ici pour lire ce poème.
Plusieurs personnages célèbres y sont passés, en voici quelques-uns.
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Monsieur Evelight
Selon les dires des descendants, Monsieur Evelight était un homme fort agréable. ami d’enfance de Joseph Lavoie, l’héritier de la “Grande Maison” qui est devenue maison d’hébergement pour touristes, il est demeuré un visiteur assidu de 1870 à 1910.
Après plusieurs étés passés dans la région, il acheta de son ami un coin de terrain. Du côté Est, vous pourrez admirer la magnifique maison qu’il a fait construire. Elle est aujourd’hui la propriété de la très colorée ex-députée bloquiste, madame Suzanne Tremblay.
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Son Excellence monsieur Pierre Dupong et son épouse Sophie
Ministre d’État et Président du Gouvernement du Luxembourg, Pierre Dupong doit fuir son pays en mai 1940, lequel est sous invasion allemande
“Hatey Bay House” fut recommandée par le Dr R.R. Boucher et son épouse, de Montréal, à des amis de la famille Dupong.
L’épouse du Ministre, Sophie, était à ce qu’on dit, une dame de grande élégance. Vêtue de longues robes de dentelle et de colliers de perles luxueux, elle appréciait l’air frais du fleuve et les promenades sur la grande véranda et le vaste terrain.
Contraint à l’anonymat de par son rang social, ce temps d’exil est extrêmement difficile pour l’aristocrate européen.
En avril 1945, la Grande Duchesse Charlotte et Son Excellence Pierre Dupong rentrent au Luxembourg. Celui-ci exercera la gérance de l’État jusqu’à sa mort, en 1953.
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Les enfants Dupong
En juin 1941, le Premier Ministre du Luxembourg, sa famille, la Duchesse Charlotte et ses enfants doivent fuir leur pays, lequel est sous invasion allemande. Les amis montréalais de M. Dupong, Monsieur et Madame Boucher, leur proposent de trouver refuge à la “Hatey Bay House”, une auberge bicoise.
C’est ainsi que le Premier Ministre, son épouse Sophie et leurs quatre enfants viennent séjourner à la “Grande Maison”.
Le voisinage, qui ignore le nom des vacanciers, tombe sous le charme des quatre petits chérubins blonds : Lambert, Marie-Thérèse, Jean et Henriette (dite Hetti). Dès leur arrivée, les rires et les petits cris joyeux donnent vie à une de nos chambres ... et le soir venu, c’est dans la difficulté que ces enfants trouvent sommeil dans les bras de Morphée.
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L’abbé Eustache Santerre
On dit que l’abbé Eustache Santerre était un homme assez coloré. Ses activités furent aussi variées qu’originales.
Fils de Pierre Santerre et de Sarah Caron, il naît le 12 janvier 1879, la nuit d’une grosse tempête et d’une grande marée. Il mêle sa première lamentation à tous ces gros fracas de la nature. Il regarde toujours le monde avec cet apparat de théâtre. Tout est pour lui épique et dramatique.
Issu d’une famille pauvre, il n’a pas connu le grand confort pendant son enfance. Mais il ne manque pas d’être remarqué par les estivants qui viennent passer la belle saison dans notre baie merveilleuse. Dans ce grand paysage marin, son oeil noir et piquant s’habitue à regarder haut et loin.
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On décide qu’une telle intelligence mérite une expérience dans les disciplines classiques. Il entre donc au Séminaire de Québec. Ordonné prêtre en 1907, il exerce son ministère à différents endroits.
Aussi la politique ne le laisse pas indifférent et on peut compter sur lui pour organiser des manifestations ou des triomphes. Dès l’âge de dix ans, il se fait une renommée en ovationnant le candidat “battu”, Monsieur Fiset. Il est récompensé en recevant un billet de cinq dollars avec la recommandation de la dépenser en friandises. Il achète donc cent livres de cassonade, on fait de la tire, on en mange à satiété pendant toute la journée ... on devine les effets secondaires mais un leader était né.
Au printemps 1944, il se retire à Rimouski puis retourne demeurer à la Pointe-de-la-Rivière-Hâtée, surnommée la Pointe-Santerre, en l’honneur de son père. En 1955, l’abbé revient au Séminaire de Rimouski et décède quelques mois plus tard, soit le 14 juin.
Aujourd’hui, le terrain situé juste devant le Gîte porte encore le nom de “Pointe-Santerre”.
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Faites un arrêt au “Gîte de la Baie Hâtée”, vous y découvrirez l’histoire fascinante de plusieurs autres visiteurs qui passèrent dans les murs de cette superbe maison ancestrale.
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